Le monde du capital est d’un cynisme sans pareil et est prêt à tout pour gagner toujours plus et restreindre les droits des travailleurs. L’exemple récent des personnels de sécurité dans les aéroports est un cas d’école.

Avant, l’argent du contribuable allait directement dans la poche des fonctionnaires chargés de la sécurité, ce qui était scandaleusement inacceptable aux yeux des rapaces qui lorgnaient depuis longtemps sur ce juteux marché.

Donc, sous le prétexte d’un service public qui coûte trop cher, il est délégué à des entreprises privées.

Les rapaces en profitent pour ponctionner le maximum possible d’argent. Les employés sont mal payés, les conditions de travail se dégradent. Ce qui pour des fonctionnaires aurait été inacceptable en termes de salaire, de management, d’horaires, de formation… devient la norme pour des employés du secteur privé.

Mais cela ne s’arrête pas là ! Je vous l’ai dit, la voracité des rapaces est sans limite. La manipulation continue. Ce qui devait arriver arriva, la grève (prévisible, encouragée ?).

Le cynisme atteint alors son paroxysme lorsque cette grève se retourne contre les travailleurs à qui on reproche de saccager le service public et de porter préjudice au droit de circulation. Les rapaces peuvent alors justifier de faire voter une loi pour assurer un service minimum.

La boucle est bouclée.

Ils ont réussit leur coup. Ils empochent directement une partie de l’argent du contribuable. Les travailleurs sont muselés. Et ils peuvent justifier leur politique !

Souvenez-vous, au départ, la sécurité des aéroports était assurée par des fonctionnaires et elle était parfaitement assurée.

Maintenant, interrogez-vous et regardez d’un autre œil ce qui se passe à l’hôpital, à l’école, au pôle emploi, dans la police… Sous prétexte d’économies, l’on supprime des emplois, l’on sous-traite de plus en plus vers le privé. Résultat le service public se dégrade et l’on pourra alors un jour justifier soit de sa suppression, soit de son transfert vers le privé avec les conséquences que l’on connaît.